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Ce matin, départ pour faire de l’approche, il pleut et le vent souffle en rafales mais sa direction est constante.

Arrivé sur place après un quart d’heure de route, le jour pointe juste. Le ciel se dégage mais le vent souffle fort. C’est bon pour moi.

Ce matin, je m’équipe léger, pas de superflu : mon arc, trois flèches, mes jumelles, mon couteau et mon permis de chasse (plus du papier pour …. On ne sait jamais).

Je prends le vent et me dirige vers un petit bois où j’ai vu plusieurs fois un groupe de cinq chevreuils : un broc, deux femelles et deux jeunes. Le bois est encore un peu sombre mais ils sont là, à une centaine de mètres. Ma reptation commence quand, arrivé à une cinquantaine de mètres, ils s’enfoncent dans les ronciers. Je stoppe ma progression et réfléchis. Vite, je vais les contourner pour essayer de couper le passage par où ils ont susceptibles de passer. Mais rien. Où sont-ils ???

Je contourne ce petit bois et reviens où je les ai vus la dernière fois et là, … Ils démarrent à vingt mètres de moi et disparaissent dans un autre bois après avoir traversé une plaine.

Je m’arrête, fais une pause et réfléchis. Je jumelle dans le bois d’en face mais ne vois rien et je repars dans leur direction à pas de loup. Le vent est toujours en ma faveur. Ma progression est lente et ponctuée d’arrêts pour observer…

Je suis une grosse coulée qui me conduit au bord de la Loire, dans un endroit où les 4* 4 et autres tout-terrains s’amusent habituellement. Je pars de cet endroit et me dirige vers une ancienne sablière inexploitée depuis longtemps qui est devenue un lieu où vivent canards, castors et … toute une faune diverse et variée. Ce trou doit faire trois cents à quatre cents mètres de long sur cent de large et plus de vingt mètres de profondeur avec beaucoup de végétation autour. Je m’approche du bord en surplomb en espérant observer un castor et, à ma surprise, je vois deux culs blancs se déplacer, ce ne sont pas des naturistes : il fait trop froid, mais bien des chevreuils. Je recule et réfléchis à un moyen de les approcher, ma décision est prise, je m’engage dans une coulée, au milieu des genets et des ronces. Cette coulée me fait descendre dans le bas de la sablière, j’aperçois trois chevreuils sur ma gauche à quarante mètres. J’essaye de progresser vers eux quand je constate qu’un bras d’eau nous sépare. Je les observe un moment et fais demi-tour pour contourner le bras d’eau. En faisant demi-tour, j’ai perdu le contact visuel, je dois donc scruter chaque bosquet et, du coup, ma progression est très lente, mais je sais qu’ils sont là. Je ralentis encore ma progression quand j’arrive dans une petite cuvette que je remonte, le terrain est glissant et là, derrière, je vois un dos de chevreuil qui s’éloigne à une vingtaine de mètres, mon bras d’arc monte dans cette direction, il est trop loin maintenant ; un deuxième chevreuil le suit, puis un troisième et là, ma flèche part instinctivement. Le chevreuil s’écroule et tombe dans la pente : c’est fini. La pression redescend quand je vois sortir du bois non pas deux chevreuils, mais sept, qui s’arrêtent au milieu du pré comme pour attendre leur compagnon qui est resté définitivement dans le bois.

Arnaud chevreuil

 Arnaud Audiguier n° 179

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